Comment est calculée la dotation globale de fonctionnement (DGF) accordée aux groupements intercommunaux ?

 

 

 

Comment est calculée la dotation globale de fonctionnement (DGF) accordée aux groupements intercommunaux ?

Depuis la réforme mise en place par la loi n° 93-146 du 31 décembre 1993, une dotation spécifiquement réservée aux groupements de communes a été créée à l'intérieur de la " dotation aménagement " de la DGF. Cette " dotation groupements " est répartie entre quatre catégories de structures intercommunales :

les communautés urbaines ;

les communautés de villes, ainsi que tous les groupements pratiquant une taxe professionnelle d'agglomération (TPA) ;

les districts et communautés de communes (s'ils ne pratiquent pas la TPA) ;

les syndicats d'agglomération nouvelle.

Les 5,3 milliards de francs qui ont été attribués à la " dotation groupements " en 1998 par le Comité des finances locales sont ensuite répartis entre deux postes :

15 % alimentent une " dotation de base " ;

85 % vont à la " dotation de péréquation ".

Ces deux dotations ont chacune leur mode de calcul, fort complexe. Toutefois, plusieurs éléments sont communs :

chaque catégorie de groupement fait l'objet d'une valeur de point (VP) spécifique, en fonction de l'enveloppe catégorielle attribuée chaque année par le Comité des finances locales ;

la population totale (POP) des communes regroupées est également prise en compte. Elle est majorée d'un habitant fictif par résidence secondaire ;

le coefficient d'intégration fiscale (CIF) a pour objectif de mesurer l'intégration réelle de chaque groupement. Il est obtenu en calculant le rapport entre :

produit récolté par le groupement grâce aux quatre taxes directes locales + taxe (ou redevance) d'enlèvement des ordures ménagères

CIF = ______________________________________

produit récolté par le groupement et les communes regroupées grâce aux mêmes taxes

Le mode du calcul du CIF fait l'objet de plusieurs propositions de réforme.

Le calcul de la dotation de base

Il correspond à la formule suivante : POP x VP x CIF.

Les groupements à taxe professionnelle unique représentent toutefois un cas particulier : l'utilisation du CIF n'a pas de sens les concernant, puisqu'ils perçoivent le produit total de la taxe professionnelle. La formule devient alors tout simplement : POP x VP.

Le calcul de la dotation de péréquation

Il utilise les mêmes éléments, en y ajoutant la prise en compte du potentiel fiscal (PF).

Le critère du potentiel fiscal a été introduit en 1979 avec la création de la dotation globale de fonctionnement (DGF), afin de permettre une évaluation de la capacité contributive des contribuables situés sur le territoire d'une collectivité locale.

Cette évaluation est réalisée en appliquant aux bases communales des quatre principales taxes directes locales (taxe sur le foncier bâti, taxe sur le foncier non bâti, taxe d'habitation, taxe professionnelle) le taux moyen national d'imposition de chacune de ces taxes. Ainsi, le potentiel fiscal correspond au produit que récolterait chaque commune (ou structure intercommunale) grâce à ces quatre taxes, si les taux nationaux étaient substitués à ceux qu'elle pratique réellement.

Dans le cas du calcul de la dotation de péréquation, il est considéré à la fois le potentiel fiscal du groupement (PF) et le potentiel fiscal moyen de la catégorie à laquelle il appartient (PFM).

La formule du calcul est ainsi :

VP x (1 + PFM - PF) x CIF x POP

PFM

Comme précédemment pour la calcul de la dotation de base, lorsqu'il s'agit de groupements disposant d'une taxe professionnelle unique, la formule ne prend pas en compte le coefficient d'intégration fiscale. Soit :

VP x (1 + PFM - PF) x POP

PFM

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mise à jour le 15 janvier 2003

Alain COLSON 1999 - 2006