![]() |
||
|
COMMISSION POUR L'AVENIR DE LA DECENTRALISATION RAPPORT MAUROY AU PREMIER MINISTRE REFONDER L'ACTION PUBLIQUE LOCALE |
||
PREMIER
MINISTRE
_______
COMMISSION
POUR L’AVENIR DE LA DECENTRALISATION
“
Refonder l’action publique locale ”
Rapport remis le 17
octobre 2000 au Premier Ministre, Lionel Jospin
par Pierre Mauroy,
président de la commission
Synthèse
Douze orientations pour refonder l’action
publique locale
Depuis 1982 les lois de décentralisation ont fait l’objet de
très nombreuses modifications. Ce “ pragmatisme juridique ”, s’il a
permis des adaptations et des évolutions, a aussi eu pour conséquence une perte
de lisibilité d’ensemble de l’architecture de l’organisation locale. Les
nouvelles perspectives ouvertes dans le cadre de ce rapport devraient, pour
être aperçues dans toute leur ampleur, trouver place dans une réforme législative d’ensemble du dispositif
de décentralisation permettant au Parlement de débattre globalement de
l’organisation locale.
Cette loi pourrait en priorité mettre en œuvre les douze
évolutions majeures proposées par le présent rapport et qui sont retracées
ci-dessous.
Une intercommunalité
démocratisée
1- Au cours des quinze années à venir les structures
territoriales devront évoluer fortement. Celles-ci, en effet, ne doivent pas
être considérées comme immuables. Mais plutôt que d’imaginer un schéma a
priori, la commission a préféré inscrire les évolutions souhaitables dans la
dynamique en cours des regroupements des communes au sein des établissements
mis en place par la loi du 12 juillet 1999. Tout doit être mis en œuvre pour
que cette “ révolution intercommunale ” aboutisse à conforter d’ici à
dix ans à un “ maillage ” du territoire autour de quelques milliers
de communautés de communes, de 130 communautés d’agglomération et d’une
vingtaine de communautés urbaines. A défaut de rendre cette coopération
obligatoire, il sera nécessaire de maintenir un effort financier significatif.
L’appui en parallèle de cette “ coopération horizontale ” d’une
“ coopération verticale ” liant des collectivités de niveau différent
est aussi souhaitable.
Mais s’il s’agit encore d’inciter, il faut désormais surtout
démocratiser. A l’horizon 2007, les différents établissements publics de
coopération, qui draineront une part significative de la taxe professionnelle
et réaliseront l’essentiel des investissements ruraux comme urbains, devront
être issus d’un scrutin démocratique. Les conseils intercommunaux seront à
cette date élus au suffrage universel direct selon un mode de scrutin inspiré
des principes de la loi dite PLM.
Une collectivité
départementale rénovée
2- Le succès de l’intercommunalité marque de son empreinte
l’ensemble du paysage institutionnel local. C’est en premier lieu le rôle du
département qui s’en trouve transformé. Aujourd’hui essentiellement fédérateur
des petites communes, sa place sera moins assurée face à des entités plus
vastes et disposant de plus de moyens. La commission a cependant considéré que
la suppression de ce niveau comporterait plus de risques que de bénéfices
réels. Le département reste irremplaçable en matière d’action de proximité notamment
en ce qui concerne le social, la culture ou les équipements.
La superposition de trois niveaux de collectivités en
définitive assez proche des situations étrangères comparables n’est donc pas
apparue comme une justification suffisante pour supprimer le département.
D’autant que celui-ci reste, au moins actuellement, le niveau privilégié
d’organisation des services de l’État.
Mais pour les raisons qui viennent d’être évoquées, la
collectivité départementale doit se réformer fortement et rapidement. Si les
compétences du département doivent être mieux définies et recentrées, c’est
surtout sur la représentativité de cette collectivité qu’il convient de porter
l’attention.
Nul ne conteste tout d’abord que le renouvellement triennal
ne permet pas de faire apparaître clairement devant l’opinion les enjeux de
l’élection au Conseil général. Il est donc proposé que l’assemblée
départementale soit élue en une seule fois tous les six ans. Mais c’est surtout
une profonde transformation du mode de scrutin départemental qui permettra de
donner à cette assemblée l’assise démocratique et la représentativité que
réclament sa pérennité et l’approfondissement de ses compétences. Seule cette
évolution permettra de passer du Conseil général de jadis à un véritable conseil
départemental à la hauteur des ambitions de la décentralisation.
Si la commission dans son ensemble a considéré qu’un
changement de mode de scrutin était inéluctable, des clivages se sont instaurés
sur le maintien ou non d’un mode de scrutin territorialisé. On ne reviendra pas
dans cette synthèse sur les choix possibles qui sont explicités dans le
rapport. A l’appui d’une “ approche territoriale ”, l’argument de la
diversité des modes de scrutin, la proximité de l’élu et une certaine liberté
de candidature au regard des exigences de désignation des partis politiques. A
l’inverse, une proportionnelle départementale permet l’application au
département du principe de parité ainsi que la plus grande clarté du débat
politique. Cette dernière solution a de plus le mérite d’instituer l’unicité
des modes de scrutins locaux. Sur ces questions, la commission ne s’est pas
prononcée de façon unanime. Un débat plus large sur cette question marquerait
en tout état de cause un progrès de la vie démocratique.
Un pouvoir régional fort
3- La nécessité de faire émerger un pouvoir régional fort a
fait l’unanimité au sein de la commission. Contestée en 1982, entravée par un
mode de scrutin inadapté, la région catalyse cependant les attentes des
citoyens. Le nouveau mode de scrutin applicable en 2002 permettra l’apparition
de majorités régionales plus claires, gage d’une meilleure efficacité. Mais les
régions françaises restent pénalisées par un découpage territorial qui doit
plus aux circonstances historiques qu’à une véritable rationalité. L’idée d’un
élargissement de ces périmètres et de la fusion de certaines régions qui
donnerait à ces entités une puissance économique incomparablement plus grande
et permettrait d’éviter des interférences avec la vocation des départements, si
elle a été longuement débattue, n’a pas recueilli la majorité de la commission.
Il n’en reste pas moins que l’objectif demeure et qu’il peut être atteint par
un développement des formules de coopération interrégionales et de vigoureuses
incitations qui sont proposées par le rapport.
Mais la puissance n’est pas seulement facteur de la taille.
Des transferts de compétences non négligeables sont proposés en matière
d’université, de recherche, de formation professionnelle et de santé. Une
conférence régionale des exécutifs permettra une meilleure animation et une
plus grande coordination des projets au sein de ce territoire.
Les régions seront mieux associées à la répartition des
fonds européens. Par ailleurs, la commission a préconisé un développement de la
coopération transfrontalière.
Une déconcentration accrue
4- Trop longtemps les questions de la décentralisation et de
la réforme de l’État ont cheminé selon des voies parallèles et parfois
discordantes. L’État n’a toujours pas tiré, notamment dans l’organisation de
ses services, toutes les conséquences de la décentralisation. Cette complexité
de l’administration locale de l’État est peu favorable à la compréhension des
citoyens. C’est au nom de cette situation que la commission a choisi de
présenter des propositions sur la réforme de l’État au niveau local.
Le rôle du préfet doit être réaffirmé en tant
qu’interlocuteur unique à même d’impulser la politique cohérente de l’ensemble
des services de l’État. Ses moyens au niveau départemental doivent être
renforcés dans le cadre d’une rationalisation des services déconcentrés de
l’État. A cette fin, les sous-préfets seront plus largement utilisés dans le
cadre de missions départementales ou régionales. De plus, la fusion au sein de
la préfecture de certains services doit être mise à l’étude. Les dispositifs de
coopération inter services doivent être renforcés.
Mais surtout l’organisation de l’État doit tendre à se
redéployer au niveau régional. Dans cet objectif, il sera mis fin à l’actuelle
confusion des fonctions de préfet de département et de région. Ces derniers
seront dotés de compétences étendues.
Des compétences mieux
distribuées
5- La loi reconnaît et met en œuvre le principe de subsidiarité selon lequel les compétences sont
transférées à la collectivité apte à les exercer au niveau le plus proche des
citoyens et le plus efficace. A cette fin, le rapport propose de très
importants transferts de compétences. A la région la construction des
universités, la plénitude des moyens en matière de formation professionnelle,
les transports ferroviaires, les aides aux logements territorialisables, les
aides aux petites et moyennes entreprises. Au département, l’entretien de
l’ensemble du réseau routier à l’exception des autoroutes, la santé scolaire.
Aux communes et intercommunalités des compétences élargies en matière
d’intervention économique, d’aide sociale et d’environnement.
Des principes réaffirmés
6- Le principe de répartition par blocs de compétences est
réaffirmé, l’interdiction de toute tutelle entre collectivités confirmée. Leur
bonne application suppose que soit menée une réflexion sur l’incidence du
développement des procédures contractuelles dont le principe doit être
maintenu. En outre, ce principe ne fait pas obstacle à la définition, pour la
prise en compte de projets précis, de “ collectivités chefs de
files ”. Enfin, les possibilités de délégation conventionnelle des
compétences d’une collectivité à une autre seront élargies.
Une démocratie de proximité
7- De nouvelles formes de démocratie participative doivent
être instituées. Celles-ci s’exercent de façon privilégiée au niveau de
proximité en particulier par l’obligation pour les communes de plus de
20 000 habitants de créer des conseils de quartiers représentatifs.
Les modalités de l’association des habitants à la définition
de nouveaux projets ainsi que les différentes formes d’enquête publique seront
réformées. La représentation des associations sera renforcée. Les nouvelles
technologies de communication sont systématiquement mises au service de la
transparence.
La question de l’instauration du droit de vote et
d’éligibilité des étrangers non communautaires aux élections locales a fait
l’objet d’un débat entre les tenants d’un lien strict entre citoyenneté et
droit de vote et ceux qui souhaitent donner sa plus grande dimension à la
notion d’intégration. La majorité s’est prononcée sur le principe du droit au
suffrage.
Un accès plus démocratique
aux fonctions électives
8- L’application de la parité hommes-femmes et la limitation
des cumuls de mandats engagent un profond renouvellement de la population des
élus. Si l’on ne veut pas manquer ce rendez-vous, il est impératif de permettre
l’accès aux fonctions électives de catégories sociales plus diversifiées.
Plusieurs mesures proposées tendent à cet objectif. En particulier pour les
salariés du secteur privé, il est institué un “ congé électif ” sur
le modèle du congé parental leur permettant de retrouver leur emploi à l’issue
de leur mandat. En outre, il leur est assuré une meilleure protection contre
les licenciements. La formation des élus est renforcée. L’exercice sur une
certaine durée des fonctions électives peut donner accès aux concours de la
fonction publique.
Dans le cadre de cette démocratisation, il faut également
améliorer le “ statut des élus ”. La commission a pris acte des
progrès importants récemment réalisés en matière de montant des indemnités des
maires. Quelques mesures restent à prendre en faveur des adjoints. De plus, les
solutions spécifiques méritent d’être étudiées en matière de continuité des
droits à la retraite ou de remboursements de frais liés au mandat. Il est
cependant proposé d’aller au-delà. Il convient de bâtir un véritable statut des
élus tenant compte de la diversité des collectivités.
C’est ainsi que pour les collectivités d’une certaine
importance, il est mis en place une fonction publique élective sous la forme
d’agents civiques territoriaux rémunérés directement par la collectivité et
bénéficiant d’un régime de retraite et d’un maintien de leur rémunération
pendant six mois au cas de perte du mandat électif afin de trouver le temps
nécessaire de rechercher un emploi.
Une meilleure sécurité
juridique
9- La sécurité juridique des actes des collectivités locales
sera mieux assurée par un développement de la fonction juridique au sein des
collectivités, par le développement de la fonction de conseil, par un
renforcement du contrôle de légalité sur les actes les plus importants, par une
définition plus stricte du champ et de la portée de l’examen de gestion par le
juge des comptes.
Une adaptation de la
fonction publique territoriale aux exigences de la décentralisation
10- Les conditions de recrutement et d’affectation des
agents territoriaux doivent être revues afin de permettre aux collectivités
territoriales de disposer des personnels qualifiés dont elles ont besoin. Par
ailleurs, il est désormais temps d’assurer d’une part, la nécessaire
coordination et programmation des recrutements dans le cadre de conférences
régionales des gestionnaires des emplois territoriaux et d’autre part, une
véritable régulation nationale des emplois supérieurs de la fonction publique
territoriale.
La modernisation des
financements locaux
11. Associant dotations budgétaires et fiscalité directe ou
indirecte locale, le financement des collectivités territoriales a connu un
dynamisme certain au cours des dernières années et a ainsi permis aux
collectivités locales de relever le défi de la décentralisation, tout en
préservant leur situation financière.
Toutefois, les membres de la commission ont été unanimes
pour reconnaître que ce mode de financement présentait de plus en plus de
défauts, tant en terme de justice sociale qu’en terme de contrôle démocratique.
Cet état de fait avait conduit l’État à imposer la substitution progressive de
dotations budgétaires aux recettes fiscales, réduisant ainsi les marges
d’autonomie fiscale des collectivités locales.
L’heure n’est plus à une correction marginale du dispositif
mais plutôt à une remise à plat totale du mode de financement des collectivités
territoriales, articulée autour de trois principes : autonomie fiscale,
responsabilisation de l’élu vis-à-vis de l’électeur, et régulation par l’État
d’un système inégalitaire grâce à une politique de péréquation ambitieuse.
La révision des valeurs locatives servant de bases à la taxe
d’habitation a trop longtemps été différée, faute de volonté politique pour
mettre en œuvre cette réforme. Pour moderniser la taxe d’habitation et réduire
ainsi les inégalités fiscales engendrées par cet impôt, la commission propose
de transférer aux maires la responsabilité de procéder ou non à la révision des
valeurs locatives de sa commune. Parallèlement, l’assiette de la taxe
d’habitation devra être revue de manière à prendre davantage en compte, dans le
calcul de l’impôt dû, la capacité contributive de chaque foyer.
La légitimité républicaine implique aussi la faculté pour
les élus de voter l’impôt et de répondre de son utilisation devant le citoyen.
Ceci suppose tout d’abord que la fiscalité demeure, dans les budgets de chaque
collectivité territoriale, une recette prépondérante. Mais cette condition
n’est pas suffisante : il est également nécessaire que le dispositif
fiscal devienne plus lisible par le contribuable. La commission a estimé qu’une
spécialisation des impôts permettrait de répondre de manière satisfaisante à
ces enjeux démocratiques : à la commune serait attribuée la taxe
d’habitation, aux intercommunalités la taxe professionnelle unique et à la
région la taxe professionnelle, et enfin aux départements, la taxe foncière sur
les propriétés bâties.
Enfin, dans un pays où la richesse fiscale est très
inégalement répartie sur le territoire, le maintien de l’autonomie fiscale des
collectivités locales suppose de donner à l’État un rôle fort de solidarité
afin de réduire ces inégalités. La globalisation et la simplification des
règles de répartition des dotations de l’État, par les marges de manœuvres que
ces réformes induiront, devraient être un des moyens d’amplifier les politiques
de péréquation, encore jugées insuffisantes.
Un débat national et une
conférence annuelle
12. Les lois de 1982 et 1983 supposaient une rupture avec
l’ordre juridique établi. Une réforme aussi radicale ne pouvait se faire que
rapidement et avec une certaine “ audace ”. La “ refondation de
l’action publique locale ” à laquelle convie le présent rapport présente
un tout autre contexte : s’il faut agir, il n’est pas nécessaire de le
faire dans le délai de quelques mois. Le principal reproche que l’on peut faire
à la décentralisation est d’être restée trop institutionnelle.
L’occasion est bonne à l’issue de la préparation d’une
nouvelle loi de préparer les évolutions institutionnelles importantes qui sont
proposées, sous la forme d’un large débat public. Celui-ci devrait permettre
d’entendre la voix non seulement des élus locaux mais aussi de tous ceux qui
sont les véritables acteurs de la décentralisation, associations, entreprises,
universitaires, chercheurs et médias, et en définitive l’ensemble des citoyens
désirant s’exprimer. Un tel débat devrait naturellement s’inscrire dans une
perspective pluraliste. Plusieurs précédents d’assises régionales en matière de
recherche, d’environnement, d’aménagement du territoire ou de politique de la
jeunesse ont permis une “ consultation ” à une large échelle des
opinions et contribué à d’importantes réformes. Sujet transversal, par
définition la décentralisation mérite pour le moins la même attention.
C’est ainsi que la commission pour l’avenir de la
décentralisation a préconisé un large débat public permettant à l’ensemble du
corps social de s’exprimer sur l’administration locale.
Enfin, et de façon plus permanente, une conférence annuelle
de la décentralisation devrait permettre à l’État et aux collectivités
territoriales représentées par leurs associations d’élus de tracer en commun un
bilan régulier de l’évolution de la décentralisation, d’identifier les
questions posées et de favoriser la concertation sur les mesures envisagées,
notamment dans le cadre de la loi de finances.
Introduction
Les
défis du nouvel âge de la décentralisation
Une géographie humaine profondément différente
Construction européenne et décentralisation
Territorialisation des politiques publiques
Le modèle français de
décentralisation est-il encore adapté ?
L’attachement des Français à la décentralisation
Les acquis de la décentralisation
Le respect des principes de 1982 et ses difficultés
Mettre en œuvre une
nouvelle étape de la décentralisation
PREMIERE PARTIE
Réorganiser les territoires et les compétences au profit des
citoyens
Chap.
1 : des territoires pertinents et dynamiques
I - Dépasser “ l’exception française ”
A/ de nouvelles dynamiques territoriales
B/ les trois niveaux d’administration locale en Europe
C/ les mutations de l’échelon de proximité
II - Poursuivre la révolution intercommunale
A/ l’avenir de la commune passe par l’intercommunalité
B/ la généralisation de
l’intercommunalité en 2007
C/ la reconnaissance de l’échelon intercommunal par le
suffrage universel
III - Faire de la Région un pôle majeur de la
décentralisation
A/ l’émergence d’un pouvoir régional fort
B/ le développement de l’interrégionalité
C/ un développement en réseau
IV
- Renouveler l’échelon départemental
B/ une meilleure représentativité du département
V - Développer la coopération transfrontalière
A/ un système juridique souple à utiliser pleinement
B/ une stratégie globale, harmonisée et déconcentrée
VI - Adapter l’organisation aux spécificités territoriales : le
cas de la Corse
Chap.
2 : des compétences clarifiées et étendues
I - Respecter les principes de répartition par blocs de
compétences
A/ une répartition souple des pouvoirs
B/ la clarification des compétences de chaque collectivité
C/ la correction des effets pervers des normalisations
II - Parfaire la première décentralisation
A/ l’implication des collectivités territoriales dans le
fonctionnement du système éducatif
B/ l’attribution des crédits de la formation professionnelle
aux régions
C/ l’intervention culturelle des collectivités territoriales
confortée
III - Rapprocher les services publics de
proximité des usagers
A/ la création d’un service public de sécurité civile
B/ la décentralisation des compétences en matière sanitaire
C/ la clarification des compétences en matière sociale
D/ le rapprochement de la politique du logement de l’usager
IV - Clarifier les compétences en matière de développement et
d’infrastructures
A/ les compétences régionales en matière de transports
collectifs
B/ la participation accrue des collectivités à l’entretien
du réseau routier
C/ la question de l’environnement et le développement
durable
D/ la cohérence régionale des interventions économiques
V - Refondre l’action locale de l’État
A/ la déconcentration, mouvement parallèle à la décentralisation
B/ le renouvellement de l’organisation territoriale de l’État
DEUXIÈME PARTIE
Assurer la
transparence et la qualité de la décision locale
Chap 1 : l’engagement
des citoyens et la disponibilité des élus
I
- Améliorer la participation des
citoyens à la vie locale
A/ une meilleure information des habitants
B/ une plus grande implication des habitants dans le débat
de proximité
C/ la concertation sur les projets d’intérêt général
II - Moderniser la vie politique locale
A/ l’élargissement des règles du non cumul des mandats
B/ la simplification et l’harmonisation des modes de scrutin
C/ l’élargissement du droit de vote aux habitants de
nationalité étrangère
III - Démocratiser l’accès aux fonctions électives
A/ un véritable statut de l’élu
B/ des élus dotés de moyen suffisants pour l’exercice de
leur mandat
C/ le retour à la vie professionnelle
D/ la clarification de la responsabilité des élus et des
risques encourus
Chap
2 : qualité et sécurité juridique des actes des collectivités territoriales
I - Renforcer les moyens juridiques des
collectivités
A/ le développement de la fonction de
conseil au sein des collectivités
B/ la mise en commun des moyens d’assistance
D/ la simplification des procédures
II - Rénover le contrôle de légalité
A/ un contrôle centré sur les actes essentiels des
collectivités territoriales
B/ des capacités d’expertise de l’État renforcées
III - Concilier
la responsabilité des élus et les missions de contrôle
A/ une définition législative de l’examen
de gestion
B/ une procédure
contradictoire renforcée
C/ l'information
des citoyens en période préélectorale
D/ l’harmonisation des contrôles
Chap 3 : des moyens nécessaires à une bonne
gestion publique
I - Réformer la fonction publique territoriale
A/ la prise en
compte des spécificités
B/ l’amélioration
des conditions de recrutement des agents territoriaux
C/ l’exigence de
formation
II - Refondre les finances locales
C/
poursuivre la globalisation des dotations de l’État et orienter ces dotations
au profit de la péréquation
D/ compenser les nouveaux transferts de compétences à venir
Une conférence annuelle de
la décentralisation
ANNEXES
1 - Lettre de mission du Premier ministre
2 - Composition de la commission
3 - Dates et thèmes des réunions de la commission
4 - Auditions par la commission
5 - Liste des propositions
6 - Résultats du sondage “ les Français et l’avenir de la décentralisation ”, SOFRES - août 2000
]Menu[]Bibliographie][synopsis[]plan1[]loi de Finances 2000[]l'euro[]l'europe[]terminologie[]liens[
Mise à jour le 28 novembre 2000